Les ruines du château de Schönbrunn, situé à l’ouest du centre-ville historique de Vienne, émergent de la végétation luxuriante. Construit entre le xvi e et le xvii e siècle, il demeura des siècles durant l’un des monuments emblématiques de la culture autrichienne. Si l’humanité s’est retirée de ces lieux, plusieurs espèces domestiques semblent s’être acclimatées à ce nouvel environnement, comme ces chevaux redevenus sauvages. Plusieurs d’entre eux galopent ici dans ce qui fut jadis des jardins à la française dessinés par l’un des élèves de Le Nôtre. Une ironie, quand on sait que ces jardins classiques avaient été créés avec pour objectif la recherche de la perfection dans l’agencement des espèces végétales. Une perfection qui céda rapidement la place à une anarchie spontanée, où la nature, libérée de l’influence humaine, se développa librement.