La résilience définit l’aptitude d’une espèce, d’une population ou d’un écosystème à récupérer un fonctionnement ou un développement normal après avoir subi un traumatisme. La disparition de l’être humain sur Terre, qu’elle soit partielle ou totale, laisserait une vaste niche écologique vacante. Or, l’histoire nous a appris que la nature n’aime pas le vide, et il est plus que probable que sans la présence de l’homme, les espaces artificialisés se retrouveraient très rapidement colonisés par de nombreuses espèces animales et végétales. À dire vrai, cette disparition aurait même de fortes chances de précipiter l’évolution elle-même. La fin de l’ère des dinosaures a permis par exemple une véritable radiation évolutive chez les mammifères, qui ont en quelque sorte pris leur succession. Il en sera probablement de même un jour pour notre espèce et civilisation – si toutefois notre impact anthropique ne s’avère pas irrémédiable, comme le serait une catastrophe nucléaire planétaire…